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Chervis Bio

Le chervis : La redécouverte d'un légume ancien et savoureux !

Pour ceux qui aiment les trésors oubliés du potager, le chervis (Sium sisarum) est une plante vivace pleine de promesses qui revient aujourd'hui dans les jardins des curieux et des gourmets.

C'est sous terre que se trouve son véritable attrait : sa racine, composée d'un bouquet de petites tubercules blanches en forme de doigts.

Une fois cuite, sa chair révèle une saveur délicate et sucrée, avec des notes qui évoquent un mélange de carotte, de panais et de salsifis.

Facile à préparer, on peut le faire cuire à l'eau ou à la vapeur, le rôtir au four, ou l'intégrer dans des soupes et des purées pour une touche d'originalité.

Très facile à cultiver et d'une grande rusticité, le chervis prospère au soleil ou à la mi-ombre. Il apprécie un sol frais et riche, idéalement amendé en compost. Il ne demande que peu de soins et vous offrira une récolte abondante d'année en année.

Faites un voyage dans le temps et dans l'assiette en cultivant ce légume rare et délicieux.

Autrefois prisé comme un légume de choix, il est aujourd'hui considéré comme un légume oublié. Pourtant, ses qualités gustatives et nutritionnelles en font un légume intéressant à redécouvrir.

Sium sisarum
4,80 €
TTC
Conditionnement : godet 9 cm
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  Expédition rapide Du lundi au mercredi (en savoir +)
Description

Caractéristiques botaniques du chervis :

Nom scientifique :

Sium sisarum 

Autre nom :

Chirouis, 

Origine :

Europe de l'Est, Asie centrale et occidentale.

Famille :

Asteraceae.

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Caractéristiques culturales pour le chervis :

 Terrain : pH : indifférent - Sol : Frais.

 Exposition : Soleil à mi-ombre.

 Rusticité / Climat : Zone : 6 (- 22 C - 17 C)

 Feuillage : caduc.

 Taille : 1,00 m x 0,60 m

 Comestible : Oui.

 Floraison ornementale : Non.

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Description botanique du chervis :

Un ancien légume retrouvé

Le chervis appartient à cette lignée de plantes potagères que le temps a reléguées aux marges de la mémoire culinaire. Pourtant, derrière son allure discrète se cache une espèce élégante, appartenant à la famille des Apiacées, dont l’ensemble évoque les grandes ombellifères des bords de rivières. C’est un légume racine que l’on reconnaissait jadis à la finesse de sa chair, et dont la silhouette aérienne témoigne d’une longue adaptation aux milieux frais.

Une plante élancée, habituée aux sols frais

Le chervis forme une touffe de tiges érigées, légèrement striées, d’un vert franc, qui peuvent atteindre près d’un mètre de hauteur. Elles se dressent avec une rectitude qui rappelle les plantes riveraines, comme si elles conservaient la mémoire des fossés et prairies humides où l’espèce se développe spontanément.

La base est souvent légèrement élargie, serrée contre un bouquet de feuilles vigoureuses qui participent au port vertical de la plante. Ce caractère dressé donne au chervis une allure claire, aérée, presque transparente, très différente des légumes-racines plus trapus auxquels on pourrait le comparer.

Un feuillage penné, délicatement denté

Les feuilles du chervis constituent l’un de ses plus beaux ornements. Composées, pennées, elles s’organisent en folioles allongées, finement dentelées, d’un vert vif et luisant. Chaque foliole adopte une forme lancéolée, légèrement arquée, évoquant par certains aspects celles du céleri ou de la livèche, mais en plus fines et plus régulières.

La disposition alternée des feuilles sur les tiges confère à la plante une légèreté particulière. Par vent léger, leur mouvement souple anime la touffe d’une vibration presque aquatique, rappelant l’origine humide de l’espèce.

Des ombelles légères et élégantes

Lorsque vient l’été, le chervis se pare d’une floraison typique des Apiacées. À l’extrémité des tiges surgissent des ombelles composées, larges et bien ordonnées, formées d’une multitude de petites fleurs blanches. Cette floraison, fine et vaporeuse, attire une grande diversité d’insectes butineurs et confère à la plante une allure presque ornementale.

Les ombelles, d’un blanc pur, semblent suspendues au-dessus du feuillage, comme un nuage délicat. Leur structure complexe mais d’une parfaite symétrie illustre toute l’élégance naturelle de la famille botanique à laquelle le chervis appartient.

Une racine cylindrique, blanche et délicate

Le cœur potager du chervis réside dans ses racines multiples, longues et fuselées, réunies comme un faisceau autour du collet. Chaque racine, fine et élancée, s’étend en profondeur et présente une peau beige très pâle, presque ivoire, qui protège une chair blanche, tendre et sucrée.

Ce faisceau de racines rappelle vaguement celui du persil tubéreux ou de la scorsonère, mais les racines du chervis sont plus régulières, plus fines et plus volontiers ramifiées. Leur diamètre modeste témoigne d’un développement patient, propre aux légumes anciens qui privilégient la finesse à la masse.

Un système racinaire profond et vivace

Son système racinaire, dense et profond, lui permet de traverser l’hiver sans difficulté. Lorsqu’il n’est pas dérangé, il revient d’une année sur l’autre, émettant de nouvelles tiges et produisant progressivement des racines toujours plus nombreuses.

Cette persistance lui confère un charme particulier : celui des légumes traditionnels qui, sans jamais s’imposer, persistent dans le jardin comme un souvenir vivant des potagers d’autrefois.

Conclusion

Le chervis est une plante à la grâce discrète, rappelant à la fois les ombellifères sauvages et les légumes anciens que l’on cultivait pour leur douceur naturelle. Avec ses tiges élancées, son feuillage délicatement denté, ses ombelles lumineuses et ses racines fines et sucrées, il présente une silhouette élégante, à mi-chemin entre herbe de rivière et légume potager.

Il incarne un patrimoine végétal oublié, dont la botanique raffinée mérite pleinement d’être redécouverte.

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Cultiver le chervis :

Le chervis pousse dans des sols riches, assez frais, profond et bien travaillés. ll faut lui laisser beaucoup de place (ne rien planter à 50 cm autour). Le chervis apprécie des arrosages réguliers. Un paillage sera bénéfique pour conserver un peu de fraîcheur au sol et limiter le développement des adventices. Un apport de compost au début du printemps est bénéfique.

C'est une plante très résistante aux maladies et aux ravageurs.

  • Le chervis est très résistant au froid et peut rester en terre tout l'hiver.

Les racines de chervis se récoltent à partir d'octobre et jusqu'en mars, on ne récolte pas les vieilles racines du centre de la plante qui deviennent trop dures et fibreuses. Il vaut mieux récolter les racines périphériques.

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Le chervis en cuisine :

La chair de la racine est assez ferme, de couleur blanche. Le chervis a un goût sucré, un goût délicat, rappelant à la fois le panais et le salsifis d'une texture légèrement farineuse. On peut le cuisiner cuit à l'eau, à la vapeur, au four ou à la poêle.

Le centre de la racine peut être un peu ligneux, dans ce cas, il est préférable de le retirer avant consommation.

Un légume racine d’une finesse ancienne

Le chervis, longtemps apprécié dans les cuisines aristocratiques comme dans les potagers paysans, appartient à ces légumes oubliés dont la douceur naturelle surprend encore aujourd’hui. Sa racine fine, blanche et parfumée offre une saveur délicate, légèrement sucrée, que l’on compare parfois à un mélange subtil entre la châtaigne et la carotte nouvelle, mais avec une texture plus soyeuse et un parfum plus discret.

Sa modestie visuelle contraste avec son raffinement culinaire, redécouvert par ceux qui se tournent vers les légumes anciens et les préparations simples mais savoureuses.

Une racine tendre, douce et plaisante

Les racines du chervis, récoltées à maturité automnale ou hivernale, se cuisinent avec une facilité remarquable. Elles possèdent une chair fine qui cuit rapidement et se prête aussi bien aux préparations rustiques qu’aux plats plus délicats.

Blanchies, puis revenues au beurre, elles révèlent tout leur caractère : un goût légèrement sucré, une suavité presque végétale, et une texture souple qui rappelle celle du panais jeune, mais en plus légère.

Elles peuvent également être bouillies ou cuites à la vapeur, simplement assaisonnées d’un filet d’huile ou d’une noisette de beurre. Leur douceur naturelle rend superflue toute sophistication excessive : le chervis trouve son meilleur équilibre dans la sobriété.

Des associations culinaires harmonieuses

Le chervis accompagne avec élégance les volailles, les poissons blancs ou les viandes mijotées. Dans les potages, il introduit une nuance douce qui arrondit les saveurs sans jamais les masquer.

Râpé cru, il peut apporter une touche croquante et légèrement sucrée aux salades d’hiver, bien que cet usage soit moins courant en raison de la finesse fragile de la racine.

Il entre également dans la composition de purées légères, auxquelles il donne une texture veloutée et un parfum discret. Mélangé à des pommes de terre ou à du céleri-rave, il apporte une dimension subtile qui équilibre les textures plus fermes ou les goûts plus prononcés.

Un légume prisé des cuisines historiques

Dans les recettes anciennes, le chervis figure comme un légume noble, souvent servi en accompagnement lors des repas de fête. On le braisait doucement dans un peu de bouillon, ou on le cuisait au four dans des plats en terre cuite où il caramélisait légèrement, révélant des notes presque miellées.

Cette tradition ancienne permet de comprendre pourquoi il fut largement cultivé avant d’être supplanté par les légumes-racines plus productifs. Le chervis n’offre pas l’abondance, mais la finesse ; non la rusticité brute, mais une douceur distinguée que l’on redécouvre avec plaisir.

Jadis les jeunes pousses agrémentaient les salades et elles étaient cuisinées comme des épinards.

Une simplicité culinaire retrouvée

Sa préparation n’exige aucune technique complexe : un lavage soigneux, un léger pelage, une cuisson douce. Rien dans ce légume ne prétend à l’ostentation. Il s’inscrit au contraire dans une cuisine humble, attentive, où la qualité du légume suffit à faire la valeur du plat.

Le chervis évoque ainsi une époque où l’on savait reconnaître la richesse des saveurs naturelles sans leur imposer des artifices. Redécouvert dans les potagers contemporains, il retrouve aujourd’hui une place dans les assiettes de ceux qui apprécient sa douceur, sa délicatesse et sa personnalité discrète.

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Une idée de recette avec du chervis :

Purée de Chervis au Citron et à la Moutarde

Ingrédients:

  • 1 kg de racines de chervis
  • 2 cuillères à soupe de beurre
  • 1 oignon
  • 2 gousses d'ail
  • 1 citron (le zeste et le jus)
  • 2 cuillères à soupe de crème fraîche
  • 1 cuillère à café de moutarde
  • Sel et poivre du moulin

Préparation:

  1. Préparation des légumes: Épluchez les racines de chervis et coupez-les en morceaux. Émincez l'oignon et hachez l'ail.
  2. Cuisson: Faites fondre le beurre dans une cocotte. Ajoutez l'oignon et l'ail, faites-les revenir jusqu'à ce qu'ils soient translucides. Ajoutez les morceaux de chervis, mélangez bien. Couvrez d'eau à hauteur. Portez à ébullition, puis baissez le feu et laissez mijoter jusqu'à ce que les chervis soient tendres (environ 30 minutes).
  3. Réalisation de la purée: Égouttez les chervis et récupérez le jus de cuisson. Mixez les chervis avec le jus de cuisson, le zeste et le jus de citron, la crème fraîche, la moutarde, le sel et le poivre jusqu'à obtenir une purée onctueuse.
  4. Service: Servez la purée de chervis chaude, accompagnée d'une viande blanche ou d'un poisson.

Conseils:

  • Pour une purée plus onctueuse: Vous pouvez ajouter un peu de lait ou de crème liquide.
  • Pour un goût plus relevé: Ajoutez un peu de piment d'Espelette ou de la noix de muscade.
  • Accompagnements: La purée de chervis se marie très bien avec des légumes rôtis, des œufs brouillés ou des filets de poisson.

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Les propriétés médicinales du chervis :

Le chervis n'est plus employé pour ses vertus médicinales, mais au Moyen-Age on appréciait ses propriétés diurétiques, digestives, dépuratives, il soignait le foie, les lourdeurs d'estomac...

Le chervis est riche en fibres, favorisant le transit intestinal, en Vitamines, notamment les vitamines B et C et en minéraux, comme le potassium et le phosphore.

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Un peu d'histoire :

Le chervis était une plante très appréciée au Moyen-Age, tant pour ses utilisations comme légume, on le retrouvait sur les tables des rois, mais aussi pour ses nombreuses propriétés médicinales. Le chervis était très apprécié à la cour de France sous l'Ancien Régime. Il était considéré comme un légume raffiné et était souvent servi lors de banquets.

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Détails du produit
Sium sisarum

Fiche technique

  • 0,60 m
  • Oui
  • Racines
  • Caduc
  • Résiste jusqu'à -17°C
  • Soleil à mi-ombre
  • Blanche
  • Mars - Avril - Mai - Juin - Septembre - Octobre
  • Vivace
  • cuit à l'eau, à la vapeur, au four ou à la poêle.
  • Oui
  • Sium
  • Riche et frais
  • Godet 9 cm
  • 3
  • 1,00 m
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