Benoîte commune Bio
La benoîte commune (Geum urbanum) est une plante fascinante, souvent considérée comme une simple mauvaise herbe, mais qui possède une histoire riche en usages culinaires et médicinaux.
la benoîte commune est une humble herbe des sous-bois et des zones ombragées. Facilement reconnaissable à ses petites fleurs jaunes aux cinq pétales et à son fruit distinctif en forme de petite boule hérissée de crochets, elle est surtout célèbre pour sa racine. Celle-ci dégage un puissant arôme de clou de girofle et est utilisée depuis le Moyen Âge comme substitut d'épice et pour ses vertus thérapeutiques.
Connue autrefois sous le nom d'Herba Benedicta (herbe bénite), elle est particulièrement reconnue pour ses propriétés astringentes, antiseptiques et digestives. Elle est très rustique et s'intègre facilement dans un jardin de simples ou un potager en sous-bois.
Caractéristiques botaniques de la benoîte commune :
Nom scientifique :
Geum urbanum
Autres noms :
Benoîte urbaine, plante du bon soldat, herbe de St Benoit, herbe bénite...
Famille :
Rosaceae.
Origine :
Europe du Nord.
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Caractéristiques culturales pour la benoîte commune :
Terrain : pH : indifférent - Sol : riche et frais.
Exposition : Mi-ombre.
Rusticité / Climat : Zone : 6 (-22 -17 C)
Feuillage : caduc.
Taille : 0,50 m x 0,40 m
Comestible : Oui.
Floraison ornementale : Oui.
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Description botanique de la benoîte commune :
La benoîte commune est un excellent exemple de l'adaptation végétale aux milieux anthropisés, son épithète urbanum soulignant sa présence fréquente dans les zones urbaines, les friches et les jardins.
C'est une plante vivace herbacée très rustique, elle résiste aux hivers les plus rigoureux.
Elle forme une rosette basale à partir de laquelle s'élèvent des tiges florales grêles et dressées. Sa hauteur varie généralement entre 30 et 60 cm, pouvant exceptionnellement atteindre 90 cm dans des conditions très favorables (sol riche et humide).
Elle est à la fois rhizomateuse (elle s'étend par sa souche) et se propage massivement par ses graines.
Les tiges sont fines, peu ramifiées, mais robustes. Elles sont souvent caractérisées par une légère pubescence (couvertes de petits poils fins), notamment sur les parties supérieures, ce qui leur donne une texture douce. Elles portent généralement peu de feuilles, celles-ci étant concentrées à la base.
Le feuillage de la benoîte est hétérogène et change selon son emplacement sur la plante.
Les feuilles basales sont grandes et disposées en rosette. Elles sont pennatiséquées (découpées en lobes successifs le long de la nervure centrale), composées de 3 à 7 folioles. Le foliole terminal est toujours beaucoup plus grand et plus développé que les folioles latérales. Les bords des folioles sont irrégulièrement dentelés.
Les feuilles caulinaires (sur la tige) sont plus petites, moins découpées (souvent tri-foliolées) et presque sessiles (sans pétiole), se réduisant à la base des tiges florales.
Les feuilles sont d'un vert moyen, souvent légèrement velues sur les nervures. Elles sont persistantes ou semi-persistantes selon la rigueur du climat.
Les fleurs sont petites, elles mesurent seulement 1 à 1,5 cm de diamètre. Elles sont portées isolément ou par petits groupes lâches (cymes) au sommet des tiges.
Généralement d'un jaune vif, parfois presque jaune pâle.
Elles possèdent cinq pétales arrondis ou légèrement émarginés et un calice persistant (composé de sépales verts). Elles sont hermaphrodites.
Elle s'étend sur une longue période, généralement de la fin du printemps à la fin de l'été (mai à septembre).
La fructification est la partie la plus curieuse. Après la floraison, le style de la fleur se transforme en une structure raide et poilue, terminée par un petit crochet. Les fruits (akènes) sont regroupés en une petite boule. Ces crochets permettent aux graines de s'accrocher aux poils des animaux (ou aux vêtements) pour être dispersées, assurant ainsi la dissémination de la plante.
La benoîte est ancrée par un rhizome court, ligneux et très ramifié, de couleur brun-rougeâtre à l'extérieur.
Le rhizome est riche en tanins (propriétés astringentes) et en une essence volatile contenant de l'eugénol. C'est cet eugénol, le même composé que l'on trouve dans le clou de girofle (Syzygium aromaticum), qui lui donne son parfum caractéristique de girofle au froissement ou après séchage
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Cultiver la benoîte commune :
La benoîte commune est l'une des plantes les plus faciles à cultiver, tolérant une large gamme de conditions. Elle demande très peu de soins.
Emplacement et sol
Elle préfère la mi-ombre ou l'ombre légère (comme en sous-bois ou à l'ombre d'un mur), ce qui est idéal pour conserver ses feuilles fraîches. Cependant, elle tolère très bien le plein soleil si le sol reste suffisamment frais.
Concernant le terrain, elle est incroyablement tolérante. Elle préfère un sol humifère, frais et riche, mais elle se développe dans presque tous les types de sols, y compris argileux ou calcaires, pourvu qu'ils ne soient pas excessivement secs et caillouteux. En sols pauvre, il est recommandé d'apporter un peu de matière organique.
Elle est extrêmement rustique et résiste à des températures très basses. Elle peut pousser en montagne, au delà de 1000 m d'altitude.
Plantation et multiplication
Le printemps ou l'automne sont les meilleures périodes pour planter les plants de benoîte.
Plantez les jeunes plants dans un trou enrichi en compost, en espaçant chaque plant de 40 cm.
Le moyen le plus efficace de la propager est la division des rhizomes en automne ou au printemps, ce qui assure la transmission des caractéristiques souhaitées.
Elle peut se ressemer facilement toute seule grâce aux crochets de ses fruits.
Entretien
Elle ne demande que peu d'arrosages uniquement pendant les longues périodes de sécheresse en été, surtout si elle est exposée au soleil.
Coupez les tiges florales fanées pour stimuler une remontée de fleurs et pour limiter le semis spontané, qui peut être très envahissant.
Vous pouvez rabattre le feuillage à la fin de l'hiver pour favoriser l'apparition de jeunes pousses printanières.
Après 3 ou 4 ans, il est conseillé de la diviser pour rajeunir les vieilles touffes.
Récolte
Les jeunes feuilles se récoltent au printemps, avant la floraison, lorsqu'elles sont les moins amères.
Ce sont surtout les racines de benoîte que l'on utilise; cueillez-les au jardin ou dans la nature, dans des zones non polluées. Leur séchage n'est pas facile à réussir, car s'il n'est pas assez rapide, la benoîte perd beaucoup de son arôme. Je vous conseille de faire sécher vos racines près d'une source de chaleur, puis de les broyer et de les réduire en poudre.
La racine est récoltée de préférence à l'automne ou en hiver, lorsque la plante est en dormance et que la concentration en principes actifs et en eugénol est à son maximum. Après la récolte, lavez, séchez et conservez la racine entière ou coupée.
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La benoîte commune en cuisine :
L'usage culinaire de la benoîte repose presque entièrement sur l'arôme de clou de girofle contenu dans sa racine.
Utilisation de la racine (remplacement d'épice)
- Aromatisation de boissons : C'est l'usage historique le plus important. La racine séchée et pilée était utilisée en Europe pour aromatiser les bières, les vins chauds, et les liqueurs (en particulier au Moyen Âge, où le clou de girofle était une épice très coûteuse). Elle confère aux boissons un goût épicé, chaud, amer et légèrement astringent.
- Tisanes et infusions : Un petit morceau de racine infusé seul ou avec d'autres plantes (comme la mélisse ou la menthe) donne une tisane digestive et aromatique.
- Desserts : La racine séchée et réduite en poudre peut servir à parfumer les compotes de fruits, les pains d'épices, ou les préparations nécessitant une saveur de girofle, notamment dans la cuisine régionale des montagnes.
- Vins et vermouths : La racine peut être infusée dans du vin blanc fortifié pour créer un vermouth ou une boisson apéritive aux notes de girofle et d'amertume.
Utilisation du feuillage
- Salades : Les très jeunes feuilles printanières peuvent être consommées crues en salade. Elles apportent une légère amertume et une touche aromatique subtile, mais elles doivent être cueillies avant que la plante ne monte en fleur, car elles deviennent très amères par la suite.
- Soupes : Le feuillage peut être ajouté aux soupes et aux potages pour son apport nutritionnel et son arôme.
Profil de saveur
- Racine : Chaud, épicé, puissant, clou de girofle dominant, légèrement amer et astringent (dû aux tanins).
- Feuillage : Amer, légèrement astringent, vert.
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Les propriétés médicinales de la benoîte commune :
Le nom historique d'Herba Benedicta témoigne de la haute estime dans laquelle la Benoîte était tenue, principalement pour ses puissantes propriétés astringentes et antiseptiques.
Action astringente et anti-diarrhéique
- Tannins : La racine est exceptionnellement riche en tanins catéchiques. Ces composés ont la propriété de précipiter les protéines, ce qui provoque un resserrement des tissus.
- Diarrhée : Elle est traditionnellement le remède de choix pour traiter les diarrhées et les troubles intestinaux mineurs grâce à son pouvoir astringent qui diminue les sécrétions et les inflammations du tube digestif.
- Hémorroïdes : Les décoctions peuvent être utilisées en application locale (bains de siège) pour soulager les inflammations des hémorroïdes.
Action antiseptique et anti-inflammatoire
- Eugénol : La présence d'eugénol confère à la Benoîte des propriétés antiseptiques, antibactériennes et fongicides.
- Bouche et gorge : Les décoctions sont utilisées en bain de bouche ou en gargarisme pour traiter les inflammations de la gorge (angines légères), les aphtes, les gingivites et pour améliorer l'hygiène buccale.
- Plaies : Historiquement, la Benoîte était appliquée sous forme de cataplasme sur les plaies et les ulcères cutanés pour prévenir les infections et accélérer la cicatrisation.
Propriétés stomachiques et hépatiques
Tonique digestif : L'amertume de la racine stimule la sécrétion des sucs gastriques, agissant comme un tonique stomachique qui facilite la digestion.
Foie : Elle est également réputée pour avoir une action bénéfique, bien que légère, sur la fonction hépatique.
Mode d'emploi général
- Décoction (racine) : La racine est généralement préparée en décoction (faire bouillir la racine dans l'eau pendant 10 à 15 minutes) pour extraire les tanins et les principes actifs. Cette décoction est ensuite utilisée pour les applications internes (diarrhée) ou externes (gargarismes).
Précautions et contre-indications
- Grossesse : Les plantes riches en tanins sont généralement déconseillées pendant la grossesse.
- Absorption : En raison de leur capacité à lier les protéines, les tanins peuvent réduire l'absorption de certains médicaments ou nutriments s'ils sont consommés simultanément. Il est conseillé de prendre les décoctions de Benoîte à distance des repas et des médicaments.
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Un peu d'histoire :
Au Moyen-Age, la benoîte commune était utilisé en magie blanche, par les moines exorcistes, pour chasser le diable. Elle fût employée pour soigner la peste.
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En savoir plus sur la benoîte commune :
Réduites en poudres et mises en sachets dans les armoires, elles éloignent les mites. La benoîte fut utilisée pour teindre la laine en orange.<!
Les fruits de la benoîte commune sont des akènes terminés par de petits aiguillons crochus, qui leur permet de se disséminer facilement en s’accrochant aux poils des animaux ou transportés sur les vêtements.
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Une autre benoîte :
Fiche technique
- 0,40 m
- Oui
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Jeunes pousses
Racines - Caduc
- Résiste jusqu'à -17°C
- Mi-ombre
- jaune
- Mars - Avril - Mai - Juin - Septembre - Octobre
- Vivace
- Salades, sauces, soupes...
- Oui
- Geum
- Riche et frais
- Godet 9 cm
- 4
- 0,50 m