Myrte commun Bio
Le myrte commun est un bel arbrisseau, très présent en Corse, cultivé depuis des siècles à la fois pour ses vertus médicinales et ses intérêts culinaires pour accompagner les gibiers, les grillades ou les salades.
Ses petites feuilles persistantes sont ovales, brillantes et sentent l’orange. Les fleurs blanc-crème, en étoile à 5 pétales sont très parfumées et apparaissent en été, suivies de baies noir-bleuté.
En cuisine, ce sont les baies et les feuilles de myrte qui sont utilisées.
Le myrte une plante aromatique au feuillage persistant et parfumé qui apportera grâce à ses belles fleurs une touche de charme à votre jardin.
Caractéristiques botaniques du myrte commun :
Nom scientifique :
Autre nom :
Nerte.
Origine :
Bassin Méditerranéen, sud-est de l’Asie.
Famille :
Myrtaceae.
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Caractéristiques culturales pour le myrte commun :
Terrain : pH : indifférent - Sol : Drainé.
Exposition : Soleil.
Rusticité / Climat : Zone : 7 (-16 C - 12 C).
Feuillage : Persistant.
Taille : 2,00 m x 1,50 m
Comestible : Oui.
Floraison ornementale : Oui.
Blanche en été.
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Description botanique du myrte commun (Myrtus communis)
Un arbuste emblématique des rivages méditerranéens
Le myrte commun, est un arbuste sempervirent de la famille des Myrtacées, caractéristique des paysages méditerranéens. Il se rencontre spontanément dans les garrigues, les maquis, les lisières forestières claires et les versants secs exposés au soleil. Sa silhouette dense et arrondie, associée à un feuillage persistant et aromatique, en fait une espèce immédiatement reconnaissable et profondément liée aux milieux soumis à la sécheresse estivale.
Un port compact et ramifié
Le myrte commun adopte un port buissonnant, généralement dense, atteignant une hauteur comprise entre un et trois mètres, parfois davantage dans des conditions favorables. Les rameaux sont nombreux, finement ramifiés et forment une structure compacte. Les jeunes pousses sont souples et verdâtres, tandis que les rameaux plus âgés se lignifient progressivement et prennent une teinte brun rougeâtre à grisâtre. Cette ramification serrée confère à l’arbuste une bonne résistance au vent et à la dessiccation.
Une écorce discrète et évolutive
L’écorce du myrte est relativement fine et lisse chez les jeunes sujets. Avec l’âge, elle devient légèrement fissurée ou écailleuse, sans jamais former de crevasses profondes. Sa coloration varie du brun clair au gris, parfois nuancée de reflets rougeâtres sur les rameaux récents. Cette écorce modeste accompagne la croissance lente et régulière de l’arbuste.
Un feuillage persistant et aromatique
Les feuilles de myrte commun sont persistantes, opposées et portées par un pétiole très court. Le limbe est ovale à lancéolé, coriace, à marge entière et à sommet aigu. Leur surface est lisse, luisante, d’un vert foncé caractéristique. À contre-jour, on observe de nombreuses ponctuations translucides correspondant à des glandes sécrétrices d’huiles essentielles, responsables de l’odeur aromatique dégagée lorsque les feuilles sont froissées.
Une organisation foliaire adaptée à la sécheresse
La texture épaisse et coriace des feuilles limite la perte d’eau par évaporation. Leur disposition opposée et leur orientation variable réduisent l’exposition directe au rayonnement solaire intense. Ces caractères morphologiques traduisent une adaptation marquée aux climats chauds et secs, où la disponibilité en eau est irrégulière.
Une floraison sobre et lumineuse
La floraison du myrte commun intervient généralement à la fin du printemps et au début de l’été. Les fleurs sont solitaires, portées à l’aisselle des feuilles, et apparaissent nettement détachées du feuillage sombre. Elles sont de taille moyenne, blanches, parfois légèrement crème, et dégagent un parfum subtil. Leur apparence simple contraste avec la richesse de leurs structures internes.
Des fleurs riches en étamines
Chaque fleur possède cinq pétales arrondis, entourant un grand nombre d’étamines longues et fines, disposées en touffe dense. Ces étamines, souvent plus visibles que les pétales eux-mêmes, confèrent à la fleur son aspect caractéristique. L’ovaire est infère à semi-infère, surmonté d’un style unique. Cette organisation favorise une pollinisation entomophile efficace.
Le fruit, une baie persistante
Après la floraison se développe un fruit charnu de type baie, de forme globuleuse à ovoïde. À maturité, il prend une coloration bleu noir à violacé, parfois blanchâtre chez certaines variétés. La baie contient plusieurs graines dures, noyées dans une pulpe aromatique. Les fruits persistent souvent sur l’arbuste bien après la maturité, contribuant à l’intérêt ornemental de la plante.
Un système racinaire sobre et efficace
Le myrte commun développe un système racinaire relativement profond et bien ramifié, adapté à l’exploration des sols secs et caillouteux. Cette implantation assure une bonne stabilité de l’arbuste et lui permet d’exploiter des réserves hydriques profondes. La croissance racinaire accompagne le développement lent mais durable de la partie aérienne.
Une physiologie typiquement méditerranéenne
Le myrte commun est une espèce héliophile, tolérant bien la chaleur et la sécheresse une fois installé. Il supporte des sols pauvres, ou légèrement acides, à condition qu’ils soient bien drainés. Sa croissance modérée et son feuillage persistant traduisent une stratégie de longévité plutôt que de rapidité, typique des arbustes méditerranéens.
Un arbuste à forte identité botanique
D’un point de vue botanique, le myrte commun illustre de manière exemplaire l’adaptation des Myrtacées aux climats secs et lumineux. Sa morphologie équilibrée, son feuillage aromatique et sa floraison structurée en font une espèce à la fois discrète et fortement identifiable, occupant une place stable et durable dans les écosystèmes méditerranéens.
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Cultiver le myrte :
Cet arbrisseau caractéristique du maquis est très répandu dans tout le bassin Méditerranéen, notamment en Corse et jusqu‘en Turquie.
Le myrte pousse en terrain bien drainé et apprécie des sols riches en humus et plutôt acides, mais il supporte le calcaire.
C’est une plante qui craint les grands froids va se plaire en plein soleil.
Le myrte résiste à quelques gelées, jusqu'à - 12°C, en revanche, il craint les froids prolongés et les sols humides en hiver. Dans les régions froides, la culture en pot s’impose. Il faut cependant prévoir un pot d’une dimension assez importante et rentrer ce pot dans une véranda. Pour réussir une culture de myrte en pot, il faut prévoir un rempotage tous les 6 mois dans un contenant légèrement plus grand que le précédent. Pensez à bien drainer le fond du pot avec des graviers ou de la pouzzolane et utilisez un substrat drainant, riche en écorces.
Une taille légère sera pratiquée au mois de mars, en épointant les pousses terminales et en dégageant le centre de la plante.
Peu d’arrosage pour le myrte, mais un apport de compost sera nécessaire que se soit pour une culture en pot ou en pleine terre.
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Le myrte en cuisine :
En Corse, on utilise les jeunes pousses en salade, ou pour accompagner les viandes, notamment le gibier ou les grillades.
Les baies servent à réaliser des confitures ou entrent dans la composition de liqueurs. Elles servaient aussi de teinture pour les cheveux.
On fabrique aussi des savons avec les fleurs et les feuilles de myrte.
Les boutons floraux et les baies séchées peuvent être employés comme des épices.
Les fleurs et les feuilles peuvent agrémenter les pots pourris.
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Propriétés médicinales du myrte:
Une plante médicinale de longue tradition
Le myrte commun occupe une place ancienne et bien établie dans les pharmacopées traditionnelles du bassin méditerranéen. Utilisé depuis l’Antiquité, il a été mentionné aussi bien dans les traités médicaux grecs et romains que dans les savoirs populaires transmis localement. Ses propriétés médicinales reposent principalement sur la richesse de ses feuilles, de ses rameaux et de ses baies en composés aromatiques et phénoliques.
Les feuilles, principal support thérapeutique
Les feuilles de myrte commun constituent la partie la plus utilisée à des fins médicinales. Elles renferment des huiles essentielles abondantes, dominées par des composés tels que le myrténol, le cinéole et divers terpènes. Ces substances sont responsables de l’odeur caractéristique de la plante et de la majorité de ses effets biologiques. Les feuilles étaient traditionnellement employées fraîches ou séchées, en infusion, décoction ou application externe.
Propriétés antiseptiques et antimicrobiennes
Le myrte est surtout reconnu pour ses propriétés antiseptiques. Les préparations à base de feuilles ou d’huiles essentielles étaient utilisées pour assainir les plaies superficielles, les affections cutanées légères et certaines infections des muqueuses. En usage interne, des infusions diluées étaient parfois consommées pour soutenir l’organisme lors de troubles infectieux bénins, notamment au niveau des voies respiratoires.
Action sur l’appareil respiratoire
Le myrte commun est traditionnellement associé au traitement des affections respiratoires. Ses propriétés expectorantes et légèrement antitussives en faisaient un remède courant contre la toux, les bronchites légères et les encombrements des voies aériennes. Les inhalations de feuilles ou d’huile essentielle diluée permettaient de dégager les voies respiratoires et de calmer les irritations.
Vertus astringentes et digestives
Les feuilles et les baies du myrte possèdent des propriétés astringentes, liées à leur teneur en tanins. Ces caractéristiques ont conduit à leur utilisation dans le traitement des troubles digestifs légers, tels que les diarrhées modérées ou les inflammations intestinales. Des infusions faiblement dosées étaient employées pour resserrer les muqueuses et rétablir un équilibre digestif sans effet irritant.
Usages gynécologiques traditionnels
Dans certaines traditions populaires, le myrte était utilisé pour ses effets tonifiants et légèrement antiseptiques sur la sphère gynécologique. Des décoctions étaient préparées pour des usages externes, notamment dans des bains ou des lotions. Ces pratiques, aujourd’hui largement abandonnées, témoignent néanmoins de la diversité des applications attribuées à la plante.
Les baies, entre médecine et alimentation
Les baies du myrte, bien que plus connues pour leurs usages culinaires et l’élaboration de liqueurs, possèdent également des propriétés médicinales. Riches en composés aromatiques et en tanins, elles étaient parfois utilisées pour leurs effets digestifs et légèrement antiseptiques. Leur emploi restait toutefois secondaire par rapport à celui des feuilles.
Une plante tonique et équilibrante
Le myrte commun était souvent considéré comme une plante tonique douce, capable de soutenir l’organisme sans provoquer de stimulation excessive. Cette réputation explique son usage dans des préparations destinées à accompagner les périodes de fatigue ou de convalescence, en complément d’autres plantes médicinales.
Prudence et usage contemporain
Aujourd’hui, les propriétés médicinales du myrte sont principalement exploitées en aromathérapie et en phytothérapie traditionnelle. L’huile essentielle de myrte, en particulier, nécessite un usage encadré en raison de sa concentration élevée en principes actifs. Les usages médicinaux modernes s’inscrivent dans une démarche prudente, respectant les dosages et les contre-indications, et s’appuient sur une continuité entre tradition et connaissances scientifiques actuelles.
Fiche technique
- 1,50 m
- Oui
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Fruit
Jeunes pousses - Persistant
- Résiste jusqu'à -7°C
- Soleil
- Blanche
- Mars - Avril - Mai - Juin - Septembre - Octobre
- Vivace
- Gibiers, grillades, confitures...
- Oui
-
Myrtus
Myrtus - Drainant à sec
- Godet 9 cm
- M1
- 2,00 m